C’est le printemps, les fleurs blanches et roses s’épanouissent et illuminent notre environnement , leurs senteurs se répandent dans l’air en attirant nos pollinisateurs en quête de nourriture !!!!

Les rosacées sont une famille qui réunit des plantes herbacées vivaces, rampantes ou à stolons ,grimpantes, des arbustes, et des arbres. Les espèces qui la composent sont soit :

Sauvages:

Aubépine, prunellier, églantier, ronce, reine-des-prés, etc..,

Soit fruitières:


Framboisier, poirier, pommier, amandier, abricotier, pêcher, etc..

Soit comme plantes d’ornement :

 

Buisson-ardent ou Piracantha, cotonéaster, cognassier du japon, photinia, pommier d’ornement, rosier, etc.
On distingue les fruits à pépins : pommier, poirier  et cognassier  et les fruits à noyaux ou drupes : prunier, pêcher, cerisier, abricotier et amandier.
Toutes ces espèces nécessitent, pour une bonne fructification, une pollinisation par les insectes (abeilles, bourdons). La période de floraison et pollinisation est plus ou moins sensible au gel.

Les plantes de la famille des Rosacées

Les feuilles sont alternes, souvent stipulées, simples ou composées, avec des folioles dentées parfois grandes ou petites.

La fleur est actinomorphe, pentamère , hermaphrodite ou unisexuée, entomophile.
(Entomophile: pollinisation par les insectes, anémophile: pollinisation par le vent, monoïque: fleurs mâles et femelles sont sur un même pied).

La fleur est constituée d’un réceptacle floral composé de deux parties:
Une coupe formée par les sépales, les pétales et les étamines.
Un gynophore, réceptacle femelle qui porte les carpelles.

Formule florale : 5S + 5 P + 20 E + n C (5 sépales + 5 pétales + 20 étamines + nombre indéterminé de carpelles)

Les inflorescences sont très variées:

 

Calice: 5 sépales (quelquefois présence d’un 2° calice)
Corolle: 5 pétales libres (quelquefois 4 ou plus, et quelquefois les pétales sont absents).
L’androcée (organe mâle): 20 étamines, elles sont quelquefois plus nombreuses, mais, suivant l’évolution le nombre d’étamines se réduit.

Le gynécée: l’ovaire est supère ou infère

Pollinisation et fécondation

 

La fleur bisexuée des rosacées fruitières, contient tous les organes de la reproduction sexuée : l’étamine ou organe mâle, ainsi que le pistil ou organe femelle. Au sein de l’anthère, partie renflée de l’étamine, les grains de pollen à n chromosomes sont produits après méiose. Dans le pistil, la méiose conduit à la formation du sac embryonnaire où se trouvent les gamètes femelles.

Les étamines libèrent le pollen. Les grains de pollen peuvent être transportés par le vent, mais la pollinisation est surtout assurée par les insectes, principalement abeilles domestiques et bourdons. Le grain de pollen doit d’abord être reconnu au niveau du stigmate pour pouvoir germer, puis croître le long du style et procéder à la fécondation.

La fécondation et la production d’embryons contenus dans les graines, pépins ou noyaux, sont donc nécessaires à la nouaison et au développement du fruit

Fécondation croisée ou autofécondation ?

Les espèces fruitières présentent des types de fécondation différents. Le pêcher et les variétés anciennes d’abricotier sont autofertiles  alors que les autres rosacées fruitières, comme le cerisier, sont autostériles : la fécondation croisée est alors nécessaire. Elle implique la plantation au minimum de deux variétés dans le même verger qui vont s’inter-polliniser, du fait de leur compatibilité pollinique préalablement établie. Dans ces conditions, chacune des deux variétés portera des fruits grâce à la fécondation par le pollen de l’autre variété.

Retour