Cycle reproductif

Dans l'hémisphère nord, les larves cessent de se nourrir en mai ou juin, se transforment en nymphe d'où émergera un coléoptère adulte.

Les mâles de chaque espèce émettent un signal lumineux en général plus faible que les femelles, et différent de celui d'autres espèces. Les gros yeux noirs des mâles sont très sensibles à la lumière, et permettent ainsi aux couples de se trouver pour assurer la reproduction.

Cette réaction biochimique se produit à l’intérieur des cellules du Lampyre. Larve, mâle et femelle sont tous les trois noctiluques, mais c’est la femelle qui brille le plus : outre l’extrémité de son abdomen, les deux avant-derniers segments de sa face ventrale sont également des photophores, de loin les plus lumineux.

Répartition et habitat

Leurs larves dites " vers luisants " vivent dans les forêts, les bocages, les landes, souvent cachées le jour sous les tapis de feuilles mortes où elles recherchent des escargots, larves, vers qu'elles consomment après les avoir paralysés.

Ces insectes, en tant que petits prédateurs de la strate herbacée et buissonnante, jouent un rôle important dans leur niche écologique en limitant notamment la pullulation des chenilles, escargots et limaces.

Menaces

Ces espèces sont sensibles aux insecticides, à la régression de leur proies et de leurs habitats, mais semble-t-il aussi au phénomène dit de « pollution lumineuse »..

Bioindicateur

Une présence importante de lucioles  semble pouvoir être considérée comme un des indicateurs de bon état de naturalité de l'environnement nocturne.

Cette lumière est blanche, calme, douce a la vue et donne l’idée d’une étincelle tombée de la pleine lune.
Jean-Henri FABRE, Souvenirs entomologiques, 1907.

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