Classification actuelle

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales… Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement.

Les races d'abeilles à miel appartiennent majoritairement au genre Apis, de la sous-famille des Apinés, mais c'est Apis mellifera et, dans un moindre mesure, son homologue asiatique Apis cerana, l'espèce qui se prête le mieux à l'apiculture.

L'apiculture est la discipline liée à l'élevage des abeilles domestiques, l'éleveur étant un apiculteur. Les abeilles d'élevage vivent dans une ruche, une structure artificielle destinée à abriter une colonie d'abeilles sociales butineuses.

Anatomie

Le corps de l’abeille, comme celui de tous les insectes, est constitué de 3 parties :

                                       - La tête

                                       - le thorax

                                       - l’abdomen

L’ensemble du corps de l’abeille est enveloppé d’une peau rigide qui fait office de carapace.

Il s’agit d’un squelette externe (exosquelette). Cette enveloppe rigide est souple aux

articulations

1- La tête

Elle comporte deux grands yeux latéraux composés de près de 4000 facettes, trois yeux simples ou ocelles, deux antennes coudées composées de douze articles recouverts de poils, un organe buccal possédant une langue servant à lécher, et une trompe pour aspirer.

2 - Le thorax

Il est formé de trois anneaux fusionnés qui portent chacun une paire de pattes et deux paires d'ailes membraneuses. Les pattes antérieures se prolongent par deux crochets et par un organe adhésif qui permet aux insectes de s'accrocher à n'importe quelle surface. Les pattes avant sont munies de « peignes » en poils courts et rigides que l'abeille utilise pour nettoyer ses antennes. Les postérieures dans lesquelles sont aménagées des « corbeilles », sont prévues pour la récolte et le transport du pollen. Une paire de petits orifices destinés à la respiration se trouve sur la partie ventrale.

3 - L'abdomen

L'abdomen est formé de sept segments dont six sont visibles. Ils sont composés d'une plaque dorsale et ventrale rigides, reliées par une fine lame chitineuse souple. Les stigmates servant à l'expiration se situent sous les segments un à six, tandis que les glandes cirières apparaissent sous les trois derniers éléments. Le dernier porte un aiguillon venimeux appelé dard.

De l'œuf à l'abeille

 

- Le premier jour, l'œuf mesure environ 3 mm de longueur et 1,5 mm de diamètre. Il est blanc et n'a pas de coque dure.
- Le quatrième jour, une petite larve presque transparente sort de l'œuf. Elle ressemble à un ver. Elle est d'abord nourrie pendant trois jours avec de la gelée royale. Elle reçoit ensuite un mélange de miel et de pollen. Le pollen est une poussière très fine que les abeilles récoltent dans les fleurs, il sert à féconder certaines plantes.
- Le huitième jour, le nourrissage de la larve est terminé. Les ouvrières ferment le dessus de la cellule avec de la cire. La larve va se métamorphoser en un insecte adulte. Comme chez tous les insectes, la larve d'abeille, pour grossir, doit changer de peau, muer. Elle le fait cinq fois.
- Vingt et un jours après la ponte, l'ouvrière a terminé sa métamorphose. Elle découpe le couvercle de sa cellule et sort. Les reines naissent seize jours après la ponte et les mâles vingt-quatre jours après

Le travail des ouvrières
Les ouvrières sont les plus nombreuses et effectuent un travail différent suivant leur âge et donc en fonction de leur développement. Ce sont aussi des femelles stériles c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas se reproduire.

24 heures après leur naissance elles sont nettoyeuses : elles nettoient les alvéoles libérées des larves.

Au 4° jour, elles deviennent nourrices des larves âgées.

Au 6° jour, elles deviennent nourrices des larves jeunes alimentées avec de la gelée royale. La gelée royale est du pollen partiellement digéré par la salive.

Du 10° au 18° jour, elles sont ventileuses : elles maintiennent la température de la ruche et font évaporer l'eau du pollen. Ou bien elles ferment les alvéoles, ou mettent le nectar et le pollen en réserve. Elles apprennent aussi à s'orienter.

Du 18° au 20° jour, elles sont cirières (cire pour les alvéoles).

A 3 semaines, elles sont gardiennes: elles utilisent leur dard,situé à l'extrémité de l'abdomen  pour se défendre ou pour protéger leur trésor de "guerre".

Comment peut on interpréter ou décrire cette scène sur la photo ci-dessus ?.

Au même âge, elles sont rappeleuses, elles émettent des odeurs qui assurent l'orientation des ouvrières.

De 3 semaines à leur mort (elles vivent 5 à 6 semaines au plus), elles sont butineuses: elles récoltent le pollen et le nectar. Le pollen est transporté dans une corbeille située sur la face externe des pattes. Les butineuses accumulent le nectar dans leur jabot où il commence à être transformé par la digestion pour donner du miel.En revenant à la ruche, une butineuse qui a découvert une source importante de nourriture,indique sa trouvaille aux autres abeilles en dansant.

La reine
Elle vit de 2 à 3 ans et aura pour tâche unique la ponte. Elle pont environ 1 000 à 1 500 œufs par jour pendant la belle saison. Les œufs pondus dans de grandes alvéoles hexagonales donnent des mâles ou faux bourdons. Ceux qui sont dans les petites alvéoles (les plus nombreux) donnent naissance à des ouvrières. L'alvéole royale est en forme de gland et n'est utilisée que lorsque la reine est trop vieille afin d'assurer sa succession dans la ruche.

La ponte
Après s'être accouplée avec les mâles, la reine va mettre les œufs qu'elle aura pondus dans les alvéoles. Si les alvéoles font 5 mm de diamètre naîtront les femelles qui deviendront, selon la nourriture reçue :
- soit des ouvrières
- soit des reines, si elles sont nourries avec de la gelée royale.
Et dans les alvéoles de diamètre 9 mm naîtront les mâles.

L'apiculteur

C'est l'apiculteur qui élève les abeilles pour leur miel. Comme elles en ont de grosses réserves, il leur en prend un peu !
D'abord l'apiculteur envoie de la fumée dans la ruche et ça les calme !
Puis il retire un cadre couvert d'alvéoles remplies de miel.
Dans son atelier, il enlève la cire qui les bouche et récupère le miel. La couleur du miel varie en fonction des fleurs qu'elles ont butinées. Il contient 80 % de sucres !

Du nectar au miel

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L'abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l'abeille assure également la pollinisation, c'est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Avec le nectar des fleurs apporté à la ruche et entreposé dans les rayons, les abeilles vont faire du miel.

Le nectar et le miel sont tous deux essentiellement composée d'eau et de sucre. Mais dans le premier, il y en a beaucoup, dans le second, bien moins. Pour fabriquer leur miel, les abeilles commence dont par retirer l'eau du nectar. Elles le déshydratent, puis elles transformeront les sucres qu'il contient en d'autre sucres, plus simples.

D'abord, elles aspirent doucement le contenu des cellules qui viennent d'être remplies, le recrachent, et recommence cette opération de nombreuses fois. En même temps, aidées de certaines ouvrières, elles battent des ailes très fort: ce courant d'air, ainsi que la chaleur qui règne dans la ruche, 30°C environ, fait évaporer l'eau. Grâce à ces opérations répétées, le nectar devient un sirop de plus en plus épais.

A chaque fois que les abeilles aspirent et recrachent le nectar, il se mélange à leur salive. Celle-ci commence à transformer les différents sucres, qui sont alors en partie digérés.

Quand tout ce travail sera terminé, la cellule pleine de miel sera fermée par un opercule de cire.

L'essaimage

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L'essaimage est observé dans les ruches d’abeilles, quand une partie des abeilles quittent la ruche avec une reine pour former une nouvelle colonie.Il se produit généralement à la saison favorable, généralement au milieu du printemps ou au début de l'été, ce qui permet à la colonie-mère prise de « la fièvre d'essaimage » de se développer à nouveau et de construire la nouvelle ruche et donc un nouveau cycle.

Les causes du recul des populations d'abeilles ...

Le varroa

Les virus

Les champignons

Les bactéries

L’environnement

La triple peine

Depuis les années 1970 avec une accélération depuis la fin des années 1990, de nombreuses espèces d'abeilles sont en forte régression (ou ont localement disparu) en raison, semble-t-il, de la dégradation des habitats (urbanisation, imperméabilisation des sols, suppression des bocages) et du réchauffement climatique qui a un impact sur la phénologie des plantes hôtes et des fleurs pollinisées. Or, ces abeilles ont une importance majeure pour la pollinisation de nombreuses espèces de fruits, légumes et céréales. Les impacts de l'usage croissant de certains pesticides et insecticides écotoxiques sont également suspectés depuis la fin des années 1990 d'avoir un lien avec le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Ce lien a été confirmé par deux études faite en milieu naturel (« conditions réalistes »), publiées par la revue Science en mars 2012, confirmant des impacts négatif des néonicotinoïdes sur deux pollinisateurs essentiels, l'abeille domestique et le bourdon commun ;

Présents par diffusion dans le nectar et le pollen des fleurs de cultures industrielles telles que le maïs et le colza, ils affectent le système nerveux des insectes. Il ne s'agirait pas de la seule cause du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, mais il y participe et accélère la régression de ces pollinisateurs.

Une étude française conduite par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) avec le réseau des instituts des filières agricoles et végétales (ACTA), s’est basé sur le radiosuivi d’abeilles par micropuces (système RFID) identifiant 653 abeilles mellifères, et un comptage électronique des entrées/sorties de ruche.

Comme certains apiculteurs l'avaient pressenti ou observé, au moins l’un des néonicotinoïdes les plus utilisés perturbe l'orientation des abeilles ; le thiaméthoxame (matière active de produits commerciaux tels que le Cruiser, Flagship, Illium, Axoris). 10 % à 31 % des abeilles ayant ingéré cette molécule, même à de très faibles doses, se sont montrées incapables de rejoindre leur ruche. Or, la perte de repères est l’un des éléments du syndrome d'effondrement des colonies. Hors de la ruche, ces abeilles meurent trois fois plus que le taux normal.

Réflexion apicole :

Il ne faut pas oublier , ce n'est ni la ruche, ni l'apiculteur qui font la récolte, c'est bien l'abeille en fonction de la richesse de la flore et de la météo qu'il fera durant la miellée. Il n'est pas possible d'avoir des colonies fortes et de nombreuses ruches si la flore n'est pas là pour les nourrir!!!!!

La division offre un renouvellement du cheptel avec des reines locales !!!!!

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