Description

C’est un arbre fruitier qui fleurit à la fin de l'hiver , une période où il gèle encore le matin .

Famille

Rosacées

Nom scientifique

Prunus dulcis

Feuilles

Caduques, simples, alternes, soutenues par un court pétiole, longues de 7 à 12 cm, lancéolées et étroites, au bord finement dentelé.

Fleurs

Elles sont blanches ou rosées avec une symétrie radiaire et un multiple de 5, Elles apparaissent avant les feuilles.   

Formule florale 

5S 5P nE I1CI ʘ

5 sépales,5 pétales, n étamines, 1 carpelle avec ovaire infère,actimorphe (fleur régulière à symétrie radiale)

Organes reproducteurs

Type d'inflorescence : corymbe

Répartition des sexes : hermaphrodite

Type de pollinisation : entomogame (essentiellement des abeilles)

Période de floraison : février,mars

Type de fruit


Drupe .

Mode de dissémination : endozoochore (mode de dispersion des graines après transit intestinal chez des animaux).

Habitat

Il est plutôt "méditerranéen", aime les positions ensoleillées, résiste bien à la sécheresse mais craint les gelées printanières.

Pollinisation

 

Toutes les variétés d'amandiers sont autostériles, la fécondation croisée, c'est-à-dire deux individus différents mais de la même espèce, est indispensable.

Le pollen de l'amandier, étant de grande dimension, il est difficilement transporté par le vent et l'espèce peut être considérée comme dépendant principalement de la pollinisation entomophile.

Miel et caractéristiques

Les fleurs produisent un nectar d'excellente qualité très recherché par les abeilles au printemps. Le tissu nectarifère est disposé entre les sépales et les pétales d'une part et le pistil d'autre part; on en voit sortir de petites gouttelettes qui se forment chacune au fond d'un petit entonnoir creusé dans le tissu à sucre et il y'a un stomate au fond des petits entonnoirs; c'est par ces stomates que sortent les gouttelettes de nectar

Observations

1 - La pollinisation

L’attirance est mesurée, j’ai constaté que toutes les fleurs ouvertes déclenchaient ,soit des visites approfondies avec parcours à l’intérieur de la corolle ,soit  des passages furtifs sans attirances, comment expliquer ces phénomènes ?

Au plan énergétique, l’insecte doit repérer rapidement la fleur riche en nectar et pollen et s’éloigner de celle qui semble " pauvre en sucre ou protéine ".

Les capacités innées à reconnaitre la fleur  par son odeur, sa forme et sa couleur aident l’insecte à diminuer son temps de recherche et d’optimiser son prélèvement.Les fleurs survolées traduisent une absence de "butin" car déjà visitées ou la présence de signaux déposés par d’autres insectes .
Quel ballet aérien !

2 - Les bourgeons

Au printemps, la température s’élève ,le soleil nous inonde de ses rayons puissants et fortement lumineux,l'arbre en profite pour se développer en produisant des fleurs et des feuilles. 

L’amandier offre 2 sortes de bourgeons, les végétatifs qui donnent naissance aux feuilles et les floraux qui donneront naissance aux fleurs.

Les bourgeons floraux s'ouvrent en premier, les fleurs s’épanouissent et la pollinisation par le vent peut débuter car il ya absence de feuilles, elle sera relayée par les insectes .

3- la fécondation

Une grande quantité de pollen atterrit sur les stigmates mais il existe des identifiants de surface qui vont identifier la compatibilité avec l’espèce et acheminer vers le tube pollinique les prétendants à la fécondation de l’ovule qui deviendra une drupe ,fruit indéhiscent à noyau, issu d’un pistil à carpelle unique du type infère non adhérent .

La coupe de l’amande nous permet d’identifier la présence de 2 ovules dans la cavité ovarienne .On distingue également le péricarpe vert foncé et velu à l’extérieur, le mésocarpe, parti interne du mésocarpe.

Etudes scientifiques

Aux environs des années 80, divers observateurs travaillant dans les conditions naturelles ont remarqué qu'en effet les abeilles évitaient de butiner pour le nectar une fleur récemment visitée (Corbet et al., 1984 ; Wetherwax, 1986).

Pour visiter sélectivement les fleurs enrichissantes, les abeilles évaluent directement les ressources florales. Par exemple, la teneur en pollen (Dobson et Bergström, 2000) et la teneur en nectar (Heinrich, 1979) sont évaluées par les odeurs de pollen ou de nectar. De plus, les abeilles font la distinction entre les fleurs gratifiantes et les fleurs non gratifiantes grâce à des indices olfactifs tels que des marques olfactives sur les fleurs.

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