Ce petit ruisseau coule dans un écrin de verdure et de fleurs champêtres, bordé par des arbres et des arbustes. Ses contours imprévisibles semblent désobéir au parcours dessiné par le temps, il se veut paisible, mais présent, même dans ses parties cachées, son clapotis nous rappelle sa présence. Il abrite de nombreux insectes et oiseaux qui peuvent, se nourrir, se développer tout en nous offrant une  ambiance si particulière,une ode à la nature !!!!.
 

La ZNIEFF ( zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique ) du bassin du Mamoul se situe dans le nord-est du département du Lot, dans le Ségala, sur la frange occidentale du Massif central, zone cristalline avec une pluviométrie plus importante que sur le reste du département. Le bassin versant est essentiellement occupé par des bois (chênes pédonculés, châtaigniers) et des prairies d’élevage, et traverse quelques villages. Le milieu concerné est un ruisseau de première catégorie piscicole, avec des eaux fraîches, vives, une granulométrie grossière et un peuplement typique et conforme au niveau typologique du ruisseau (zone salmonicole).


Une présence bien sympathique !!!

La limousine est une vache de couleur marron, plus claire sous le ventre et autour des yeux et du mufle, avec des muqueuses rose clair. Elle est réputée pour sa rusticité et ses qualités maternelles.Elle est originaire de la partie occidentale du Massif central , le Limousin.

Biodiversité

L’intérêt écologique du Mamoul est important notamment au regard des poissons migrateurs qui le peuplent. Cet aspect est souligné par son classement comme cours d’eau à poissons migrateurs au titre des articles L.432-6 et D.432-4 en annexe I du Code de l’environnement. La liste des espèces concernées est donnée par l’arrêté ministériel du 2 janvier 1986 : la Truite fario (Salmo trutta fario). Il a été observé à plusieurs reprises, notamment à l’aval de Cornac, des frayères à Saumon atlantique (Salmo salar) avec des géniteurs à proximité. Cet affluent de la Bave, sous-affluent de la Dordogne, est donc une zone de reproduction essentielle pour le bassin Dordogne en ce qui concerne les grands salmonidés migrateurs, mais aussi la Lamproie marine (Petromyzon marinus). Enfin, en plus de la Truite fario, ce bassin abrite ses espèces d’accompagnement, notamment la Loche franche (Nemacheilus barbatulus) et le Chabot (Cottus gobio), espèces protégées au titre de l’arrêté ministériel du 08/12/1988. Toutes ces espèces présentes sur ce bassin versant ont des exigences écologiques fortes en matière de qualité d’eau et d’habitats, et trouvent sur ce bassin des zones propices pour leur reproduction et leur alimentation. Outre ce fort enjeu halieutique, les vallées du bassin du Mamoul présentent bien d’autres intérêts... Sur la partie amont du bassin, l’intégration des zones humides (tourbières) de première importance est primordiale pour le fonctionnement hydrologique et écologique du bassin.

Source :  Muséum national d’Histoire naturelle  2003-2018. Inventaire National du Patrimoine Naturel

Pour l’abbé Albe,(1861-1926 ), la vallée d’Excidum, c’est celle du Mamoul, ruisseau venue de Calviac qui, après avoir traversé Cornac, se divise, avant Bretenoux, en deux branches dont l’une se jette dans la Cère près du pont de Lauque, et l’autre va vers Félines et Bonneviole pour se diviser à son tour et se diriger, d’un côté vers la Dordogne, un peu avant Pauliac, de l’autre vers la Bave, au-dessous du pont de Maday. Cette vallée porte aussi, au XIIIe siècle, le nom de vallée d’Orlinde.

Source : Notes d’histoire locale Bretenoux en Haut-Quercy – Adrianus Foissac

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