Principe de fonctionnement

Le système implique deux éléments principaux :

 

Un émetteur attaché à l'insecte par un moyen adapté à sa physiologie et son mode de déplacement (abdomen), envoie un signal sous forme d'onde radio..

Un récepteur qui capte le signal émis au moyen d’une antenne

Cette méthode innovante permet de localiser le nid et de procéder à son enlèvement selon un protocole bien défini !

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De nombreux visiteurs sont inquiets de voir des nids de frelon accrochés dans les arbres proches de leur habitation.La dangerosité de l'insecte n'est effective que dans un rayon de 3 à 5 mètres autour du nid, les gardiennes défendent leur population et interviennent dès que le danger se rapproche, attention aux destructions de nid, la riposte est fulgurante ! au même titre que la guêpe ou l'abeille il existe la même caste qui pratique la même méthode !

Les personnes allergiques au venin d’Hyménoptères doivent bien sûr rester très prudentes.

Les chercheurs du Muséum nous aident à mieux comprendre cet insecte invasif qui s'est installé dans notre paysage et qu'il faudra vivre avec !

Reproduction

C’est en automne (octobre à novembre) que les femelles reproductrices de la nouvelle génération quittent le nid en compagnie des mâles pour s’accoupler ; elles sont les seules à hiverner tandis que les mâles, les dernières larves et les ouvrières meurent. Au printemps (mars à juin), chaque reine fondatrice ébauche un nouveau nid, pond quelques œufs et soigne ses premières larves qui deviendront, un mois à un mois et demi plus tard – selon la température -, des ouvrières adultes capables de prendre en charge la construction du nid et l’entretien de la colonie. La reine consacrera alors le reste de sa vie à pondre. Avec l’apparition des ouvrières, l’activité de la colonie s’intensifie considérablement et la taille du nid augmente pour atteindre son maximum au début de l’automne (Rome et al., 2013b ; Rome et al., 2015, Villemant & Rome, 2017).

Cycle biologique de Vespa velutina en France. Les couleurs de contour des photos correspondent à celles des différentes périodes du cycle (d’après Rome et al., 2013 ; photos : JH = J. Haxaire, MD = M. Duret, QR = Q. Rome, CV = C. Villemant).

Comme chez tous les autres Hyménoptères, les descendants femelles sont issus d’œufs fécondés et les mâles d’œufs non fécondés. La colonie n’est composée que d’ouvrières (femelles stériles) jusqu’à ce que la nouvelle génération de sexués mâles et femelles se développe au début de l’automne. La vieille reine meurt peu de temps avant l’essaimage des sexués. Le reste de la colonie dépérit et meurt au cours de l’hiver. Quelques rares nids peuvent demeurer actifs en décembre. Les nids vides ne sont jamais réutilisés mais on y trouve parfois au début du printemps quelques femelles sexuées tardives qui sont restées bloquées par l’arrivée du froid. Elles sont incapables de fonder une colonie car elles n’ont pas été fécondées et ont souvent des ailes atrophiées.

Les nids apparaissent en moyenne cinq fois plus populeux que ceux du Frelon d’Europe. Les plus grands peuvent produire plus de 13 000 individus au cours de la saison (d’avril à novembre) et peuvent contenir à l’automne près de 2 000 ouvrières qui élèvent au moins 500 futures fondatrices, mais probablement plus d’un millier, et autant de mâles (Rome et al., 2015).

Les nids apparaissent en moyenne cinq fois plus populeux que ceux du Frelon d’Europe. Les plus grands peuvent produire plus de 13 000 individus au cours de la saison (d’avril à novembre) et peuvent contenir à l’automne près de 2 000 ouvrières  qui élèvent au moins 500 futures fondatrices, mais probablement plus d’un millier, et autant de mâles (Rome et al., 2015).

 

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Description : C’est une abeille sauvage et solitaire

Nom scientifique : Halictus scabiosae

Ordre : Hyménoptères

Habitat : friches fleuris par des centaurées et astéracées

Période d’observation : juin,juillet,août

Biologie 

- Alimentation : nectar des fleurs

- Reproduction : Les mâles fécondent la reine et la ponte s’effectue dans le sol , pour former une petite colonie

Morphologie

- Antennes : longues et recourbées chez le mâle, plus courtes chez la femelle

- Pièces buccales : Palpes labiaux et langue d’aspiration

- Ailes : longues, fines et fumées

- Taille : 12 à 14 mm

- Le thorax :  velu

- l’abdomen : noir, cerclé de bandes jaune ocre

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C'est le produit de sécrétion du système glandulaire céphalique (glandes hypopharyngiennes et glandes mandibulaires) des abeilles ouvrières, entre le cinquième et le quatorzième jour de leur existence (ouvrières qui portent alors le nom de nourrices). C’est une substance blanchâtre aux reflets nacrés, à consistance gélatineuse, de saveur chaude, acide et très sucrée, qui constitue la nourriture exclusive :

   De toutes les larves de la colonie, sans exception, de leur éclosion jusqu’au troisième jour de leur existence .

   Des larves choisies pour devenir reines jusqu’au cinquième jour de leur existence .

   De la reine de la colonie pendant toute la durée de son existence à partir du jour où elle quitte la cellule royale.

Les futures reines sont élevées dans des cellules plus grandes, allongées et au régime " gelée royale ",mélange d’eau, de protéines, de sucres, de lipides, de vitamines, d’antibiotiques et de sels minéraux.

Cette nourriture apparait 4 fois plus riche en sucres (fructose dominant)  que celle destinée aux ouvrières. La larve ingère de très grandes quantités de nourriture ,  la part de protéines est également importante et notamment la royalactine , découverte par  Masaki Kamakura (Centre de recherche biotechnologique d'Imuzu)

Cette molécule, accroit la taille du corps, le développement des ovaires,sa longévité et diminue la durée du stade larvaire ,d’environ 5 jours par rapport à l’ouvrière.

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Ils sont indispensables pour la biodiversité et très recherchés par les oiseaux, les insectes  ,les abeilles sauvages et mellifères .

L’eau rentre dans les compositions suivantes : nourriture larvaire ,gelée royale , fabrication du miel et régulation de la température

Les habitantes de la ruche surveillent en permanence les paramètres suivants : température et hygrométrie.

La température interne est de 35°C , et comme dans une maternité , le couvain doit rester au chaud pour se développer convenablement. La régulation doit être active , afin d’éviter des différentiels de quelques dixième de degrés autour de cette "consigne".(homéostasie)

L’hygrométrie relative doit  être proche de 90 à 100%  à l’intérieur des cellules de couvain

L’eau rentre dans la composition de la nourriture larvaire ,de la gelée royale , de la fabrication du miel et de la régulation de la température

L’approvisionnement :

La récolte d’eau peut-être assurée par les butineuses, mais lorsque les besoins s’intensifient, d’autres abeilles peuvent participer par" solidarité" à cette chaine.

Leur démarche est la suivante, détection de la source, stockage de l'eau dans leur jabot,puis  par contraction des muscles qui l’entoure , être renvoyée vers la bouche et régurgitée , sa contenance est d’environ de 50 à 60 mm3 ; rempli de nectar, il pèse entre 40 et 70 mg,une valve proventriculaire empêche le liquide de passer du jabot à l’intestin.

Quand il fait très chaud, les abeilles manquant de place à l’intérieur de la ruche pour s’écarter les unes des autres se répandent au dehors en groupe devant l’entrée et même sous la ruche, attachées les unes aux autres par les pattes. On dit alors que les abeilles font la "barbe".

Lorsque le couvain est très important, les butineuses porteuses d’eau , âgées au moins de 20 jours, se chargent démesurément  , entre 40 et 60mg de liquide,

La proximité de la source facilite le transport d’eau en minimisant la dépense en énergie et la fatigue,car ces "bombardiers d’eau " sont à la limite de la rupture.

Observations : en période chaude le niveau d'eau baisse rapidement , il faut remplir quotidiennement et attention à la noyade, immerger des petits cailloux ou de la mousse pour faciliter " l'amerrissage " et l'envol !

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