Morphologie

Sa taille est de 31 à 38 cm de longueur pour une envergure de 69 à 82 cm et une masse de 136 à 300 grammes pour le mâle et de 170 à 320 grammes pour la femelle. Ses yeux sont noirs. La femelle a une queue rousse. Le mâle a la tête et la queue gris ardoise. Chez les deux sexes, la partie terminale de la queue est noire.

Locomotion

Pour rechercher ses proies, le Faucon crécerelle possède deux méthodes :

  • Il arrive en vol sur un lieu choisi et après une brève montée en altitude, pratique un vol stationnaire dit « Saint-Esprit » face au vent en battant des ailes à grande vitesse et en baissant la tête pour observer le sol pendant quelques secondes, puis repart vers un autre lieu pour renouveler son vol stationnaire.
  • Il peut aussi être perché à l'affût sur un arbre, en haut d'un poteau électrique.

La proie localisée, il termine son vol stationnaire et fond sur elle en piqué dans un vol silencieux pour surprendre et attraper sa proie avec ses serres.

Reproduction

Les parades nuptiales commencent dès la fin de février jusqu'au mois de mars. Le mâle courtise sa femelle en lui apportant une proie. La femelle pond annuellement 3 à 6 œufs. La durée de l'incubation est de 27 à 29 jours.

Habitat

Il affectionne les régions cultivées (peu boisées), les landes. On peut accessoirement le rencontrer en ville. Il est souvent remarqué au milieu des champs, posé sur un fil ou sur un poteau quelquefois au bord d'une route, ou en vol stationnaire au-dessus d'une proie potentielle.

Souvenir d’enfance …

Adolescent, j’ai récupéré et élevé un oisillon avec beaucoup d’attention et de précaution.

Il vivait dans une grande cage, fermée au départ puis qui resta ouverte au fur et à mesure que sa croissance et ses ailes pouvaient l’affranchir de la gravitation !

Je lui apportais une nourriture très variée, passereaux, vers de terre, mulots, sauterelles. Il  avalait les morceaux déchiquetés entre ses serres, puis allait se reposer.

De temps en temps , il sortait , prenait son envol et se perchait sur le toit de la maison ou sur un arbre, dans un périmètre restreint, quelques dizaines de mètres.

Il était très observateur et me suivait du regard, il est vrai que je lui apportais une nourriture très appropriée et très convoitée.

De temps en temps, il s’envolait et se posait sur mon épaule, alors je sentais la présence de ses serres qui pinçaient ma chemise pour stabiliser sa position, mais aucun danger, par moment son cri résonnait dans mes oreilles, il exprimait sa présence !

Le soir je rentrais du collège en bus, et dès qu’il me voyait descendre, alors, il venait à ma rencontre en volant puis se posait sur mon épaule, son atterrissage était un peu chahuté car je marchais, un petit jeu entre nous deux.

Un oiseau sauvage apprivoisé, c’est un peu contradictoire, mais il bénéficiait d’une totale liberté, je n’ai jamais voulu l’enfermer, il avait choisi son espace de vie !

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