Le cycle de la fondatrice

A la fin de l’année , elle se déplace pour rechercher de la nourriture sucrée, faire des réserves et préparer sa nouvelle léthargie. Elle doit hiberner dans des endroits calmes et abrités. Les coupes de bois entassés offrent des repaires de prédilection .Les anciens cabanons, les greniers sont également des sites privilégiés.

Le piégeage

Il doit être mis en place pendant certaines périodes. La fin de l’automne sera propice pour la capture des fondatrices, le piège sélectif aura une action sur les futures fondatrices.

La fin de l’hiver sonnera le réveil des prédatrices et déclenchera la recherche d’aliments sucrés pour redémarrer leur cycle physiologique .Elle devront se déplacer, construire le nid, pondre et alimenter leurs futures larves. Ce sera en solo qu’elle accomplira ses missions, car il n’y pas d’ouvrières ni de bâtisseuses. Elle attendra les futures naissances pour développer sa colonie.

La formation d’un nid primaire, en mars et avril , constituera un point de départ .A partir du mois de juillet ,les jeunes ouvrières vont construire un nouveau nid, appelé secondaire, qui déclenchera le futur déménagement , reine incluse

Ces périodes représentent le succès ou l’échec de la future colonie. Il faudra être très réactif, car le développement est très rapide et les conséquences dramatiques pour l’entomofaune.

Le piège doit être attractif et sélectif en février et mars , ces exigences sont répétées par les chercheurs du Muséum ou des centres de recherches sur l'insecte.

Les appâts très attractifs et dispersés dans le voisinage des ruchers attirent et capturent de nombreux frelons avec son corollaire ,pas de baisse de la prédation ni de réduction des niveaux de population (article Abeilles et fleurs, avril2021, entretien avec Denis Thiéry ,directeur de recherches à l’INRAE (Institut national de recherches agronomiques ) de Bordeaux.

Conclusion

Cette espèce invasive ne rencontre pas de régulation naturelle causée par l’environnement ou la prédation, elle règnera en maitre dans son espace de vie.

Nous devons rester vigilants et communiquer avec les centres de recherches pour signaler leurs présences.

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